De l’agonie à la mort, c’est le court trajet que vient d’emprunter la Confédération africaine de football pour assassiner sa progéniture, jusque-là l’unique joyau des quatre coins du continent, à travers un jury d’une autre planète.
Deux mois après, quel désastre de l’incompétent Patrice Motsepe et sa bande d’affairistes du football continental, aux ordres d’un homme perché à la FIFA, désormais roi du football africain.
Pourquoi la désacralisation de la seule fierté africaine qui a pris son envol depuis des décennies dans le gotha du football mondial ?
Est-ce juste pour satisfaire un parrain ou amener le Maroc à bien accueillir la CAN féminine sous peu ?
Avec cette honte made in Motsepe, les guignols de la CAF ne continueront qu’à faire leur sale boulot.
C’est un tsunami, pire que la guerre en cours en Iran.
Par cette décision née d’une CAF obsolète, le football africain, au lieu d’unir, divise son monde du ballon rond.
Excusez du peu, et si Brahim Diaz avait marqué sa Panenka ?
Les parlementaires de la bêtise logés à la CAF allaient-ils arriver à ce stade d’un tel rebondissement ?
Sur la pelouse, le Sénégal a tenu tête et raflé le graal, ensuite célébré comme cela se doit par ladite instance à travers une remise du trophée aux Lions de la Téranga après le coup de sifflet final du Congolais Nelson N’dala.
En attendant de savoir jusqu’où ira le Sénégal dans ce combat, c’est tout un continent qui perd sa dignité footballistique et se voit recolonisé sous une autre forme, avec un groupuscule agissant au nom d’un football business en recul.
Aujourd’hui, des types, non des hommes, souillent la mémoire des grandes figures du football africain et de la CAN.
Une CAN qui a su redonner le sourire, l’espoir et le pouvoir aux peuples africains qui, dans plusieurs pays, vivent au rythme des armes, de l’exil, de la dictature et de la pauvreté.
Il y a eu un avant et il y en aura un après Patrice Motsepe. Il est grand temps que le continent se mobilise pour arrêter cette machine de guerre qui assassine, de jour comme de nuit, la Coupe d’Afrique des Nations de football.
Hé, Motsepe, quitte le pouvoir !
Mamadou Bah (Mathé)

