Kigali, 7 septembre 2026 – Le Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), bras d’investissement en actions de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), poursuit son expansion sur le continent. Le Sénégal et le Libéria viennent d’adhérer à l’accord portant création du Fonds, tandis que l’Angola et le Zimbabwe ont procédé à la ratification de cet accord.
Ces nouvelles étapes portent à 24 le nombre de pays membres du FEDA, renforçant ainsi son ancrage continental et sa capacité à mobiliser des capitaux africains en faveur de projets stratégiques.
L’annonce, faite à Kigali au Rwanda, traduit selon Afreximbank l’importance croissante du FEDA dans la recherche de solutions au déficit de financement en fonds propres dont souffrent de nombreux projets africains.
Un nouvel élan pour l’investissement africain
Avec l’élargissement de son périmètre géographique, le FEDA entend renforcer son intervention dans plusieurs secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation économique du continent.
Les nouvelles perspectives concernent notamment la transformation industrielle, les minerais critiques, la logistique, l’agroalimentaire, l’énergie, la manufacture et les services financiers.
Le Fonds mise sur des investissements capables de développer les chaînes de valeur locales et régionales, tout en favorisant la diversification économique et la croissance des exportations africaines.
Pour Emmanuel Assiak, directeur général du FEDA, l’arrivée du Sénégal, du Libéria, de l’Angola et du Zimbabwe offre de nouvelles possibilités d’investissement dans des secteurs stratégiques.
Il souligne que le Fonds souhaite transformer cette présence accrue en investissements destinés à renforcer les chaînes de valeur locales et régionales, soutenir les entreprises africaines compétitives et générer un impact économique durable.
Le financement en fonds propres au cœur de la stratégie
Contrairement aux mécanismes de financement classiques, le FEDA intervient notamment à travers des fonds propres, des quasi-fonds propres et d’autres formes de capital patient.
L’objectif est de financer des entreprises et des projets présentant un potentiel de transformation économique, mais qui peuvent rencontrer des difficultés à mobiliser des capitaux à long terme.
Le Fonds ambitionne ainsi de jouer un rôle dans le développement des entreprises africaines, l’industrialisation, le commerce intra-africain et la production de biens à plus forte valeur ajoutée.
Afreximbank augmente son engagement financier
Cette montée en puissance du FEDA s’accompagne d’un renforcement significatif de l’engagement financier d’Afreximbank.
Au cours des cinq dernières années, la contribution engagée par la banque en faveur du Fonds est passée de 100 millions de dollars à 1,3 milliard de dollars.
Cette progression a permis au FEDA d’élargir ses interventions à davantage de régions et de secteurs du continent.
Pour le Dr George Elombi, président du conseil d’administration d’Afreximbank et du FEDA, cette évolution témoigne de la confiance croissante des gouvernements africains envers les institutions financières continentales.
Il estime que les instruments de fonds propres et de quasi-fonds propres du FEDA seront appelés à jouer un rôle déterminant dans le financement des projets industriels stratégiques à l’échelle nationale et régionale.
Un instrument au service de l’intégration africaine
L’expansion du FEDA intervient dans un contexte où les institutions financières africaines cherchent à accroître la mobilisation de capitaux locaux afin de réduire la dépendance aux financements extérieurs.
À travers son mandat, le Fonds veut contribuer à financer les différentes étapes des chaînes de valeur du commerce africain, de la production manufacturière au développement des exportations à valeur ajoutée.
Ses secteurs d’intervention couvrent notamment les services financiers, les technologies, les biens de consommation, la manufacture, le transport et la logistique, l’agroalimentaire ainsi que les infrastructures commerciales et les parcs industriels.
Cette stratégie s’inscrit également dans la dynamique de mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), dont l’ambition est d’accélérer l’intégration économique et commerciale du continent.
Avec désormais 24 pays membres, le FEDA entend donc franchir une nouvelle étape : transformer l’élargissement de sa base institutionnelle en investissements concrets capables de soutenir l’industrialisation, les entreprises africaines et la création de chaînes de valeur régionales.
Source : Afreximbank
Distribution : APO Group
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