7 octobre 2026. Trois ans après les attaques perpétrées en Israël par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens, le souvenir des victimes reste profondément marqué dans les mémoires.
Environ 1 200 personnes ont été tuées et 251 personnes enlevées lors des attaques du 7 octobre 2023. Parmi les victimes figuraient des enfants, des femmes et des personnes âgées. Des civils ont été tués dans leurs maisons, dans leurs communautés et lors d’un festival de musique.

Aucun motif politique ou religieux ne peut justifier le meurtre de civils ni la prise d’otages.
Festival Nova : 364 vies fauchées
Au festival Nova, 364 participants ont été tués, selon la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies.
Ce qui devait être une journée de musique, de liberté et de célébration s’est transformé en quelques heures en un terrible massacre.
À Be’eri, à Kfar Aza et dans d’autres communautés, des familles entières ont également été brisées.

Derrière chaque chiffre se trouve un visage, un nom, une famille, des projets et un avenir brutalement interrompu.
Se souvenir du 7 octobre, c’est refuser l’oubli. C’est aussi refuser que la violence contre les civils soit banalisée.
La mémoire comme responsabilité
Le 7 octobre est aussi une journée de réflexion sur la manière dont une société se relève après un traumatisme collectif, protège ses citoyens et continue à vivre.
La mémoire de la Shoah occupe une place importante dans la conscience israélienne. Elle rappelle la vulnérabilité des Juifs lorsque le monde détourne le regard et nourrit, chez de nombreux Israéliens, une conviction forte autour de la nécessité de protéger la vie et d’assurer la sécurité de la population.
Mais cette histoire ne peut jamais être utilisée pour justifier la souffrance infligée aux innocents.
Elle doit au contraire rappeler une responsabilité universelle : protéger les civils, défendre la vie et refuser que la souffrance des uns serve à nier celle des autres.
Les miracles, ça existe !
Quelques jours avant ce troisième anniversaire, un autre événement est venu rappeler que, dans les situations les plus difficiles, le courage et la solidarité peuvent parfois empêcher une tragédie
plus grande.
À bord d’un vol de Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv, le commandant indien Smit Machchhar aurait été grièvement blessé par son copilote. Alors que l’avion perdait rapidement de l’altitude, le commandant est parvenu à ouvrir la porte du cockpit.
Des passagers et des membres de l’équipage sont intervenus pour maîtriser l’agresseur présumé. Des pilotes de réserve ont ensuite repris les commandes et l’appareil a été dérouté vers Tabuk, en Arabie saoudite.

Le dentiste israélien Shota Musayev a également porté secours au commandant blessé.
L’enquête sur les circonstances exactes et le mobile de l’attaque présumée se poursuit.
Mais dans cet avion, chacun a joué un rôle.
Le pilote blessé a trouvé la force d’agir. Des passagers ont compris qu’il fallait intervenir. L’équipage s’est mobilisé. Des pilotes ont repris les commandes. Un professionnel de santé a porté secours à un homme grièvement blessé.
Des personnes de nationalités et d’horizons différents ont ainsi uni leurs forces pour préserver des vies.
Les miracles, ça existe.
Parfois, le miracle prend simplement le visage d’une personne qui refuse de rester spectatrice lorsque la vie d’un autre être humain est en danger.
Nova : sur les traces de la tragédie
Sur invitation du ministère israélien des Affaires étrangères, et sur proposition de l’Ambassade d’Israël au Sénégal et en Guinée, Ibrahima NDIAYE, Journaliste, s’est rendu cette année sur le site du festival Nova.

Cette immersion sur le terrain avait pour objectif de toucher du doigt la réalité de ce qui s’est passé le 7 octobre, d’observer les lieux et de mieux comprendre, au-delà des images et des chiffres, l’ampleur du drame.
Sur place, Ibrahima NDIAYE a pu interroger certains témoins et recueillir des témoignages sur les événements vécus ce jour-là. Une démarche qui permet de replacer les faits dans leur dimension humaine et de donner la parole à ceux qui ont été confrontés directement à cette tragédie.
Pour un journaliste, se rendre sur les lieux, observer, écouter et interroger les témoins constitue une étape essentielle dans le travail de mémoire et de compréhension des événements.

À Nova, le silence des lieux contraste aujourd’hui avec la musique et l’atmosphère festive qui précédaient le drame.
Chaque témoignage rappelle que derrière les 364 victimes se trouvent 364 histoires humaines, des familles et des vies qui avaient encore un avenir.
Refuser la haine, défendre la vie
Trois ans après le 7 octobre, honorer les victimes doit renforcer la détermination à protéger tous les civils, Israéliens comme Palestiniens.
Refuser la haine. Dénoncer la violence. Protéger les enfants. Secourir les blessés. Défendre la dignité humaine.
La compassion ne devrait avoir ni frontière, ni nationalité, ni religion.
La mémoire doit nous conduire vers davantage d’humanité et non vers davantage de haine.
Nous transmettrons aux générations futures la mémoire de nos choix : nos paroles, nos silences, nos actes et nos gestes de solidarité.

Quel héritage voulons-nous leur laisser ?
Soyons tous des ancêtres en devenir : des femmes et des hommes dont nos enfants pourront dire qu’ils ont choisi le courage, la justice, la dignité et la vie.
Ibrahima NDIAYE
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