Depuis plusieurs jours, de nombreuses prises de parole visent le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire ainsi que son ministre. Ces critiques interviennent pourtant à un moment où le nouveau responsable du département vient à peine de prendre ses fonctions et d’engager les premières réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur.
À ce stade, rien ne permet d’affirmer que le ministre est à l’origine des nominations ou des limogeages de cadres intervenus au sein du département. Les commentaires qui lui attribuent systématiquement toutes les décisions administratives relèvent davantage de la spéculation que de faits établis.
Force est de constater que les réformes engagées suscitent déjà des résistances. Comme dans toute administration confrontée à des changements profonds, certains acteurs semblent davantage préoccupés par la préservation des anciennes pratiques que par l’accompagnement de la dynamique de refondation voulue par les autorités. Les accusations et les campagnes de dénigrement ne sauraient remplacer le débat fondé sur des éléments vérifiables.
Le ministre, ingénieur géologue, spécialiste en gestion des risques naturels, diplômé de l’Université de Liège, en Belgique, met son expertise scientifique au service de la politique nationale d’urbanisme. Sa parfaite connaissance des formations géologiques et des différents types de sols guinéens constitue un atout majeur dans un département où les décisions d’aménagement du territoire doivent impérativement tenir compte des réalités environnementales et des risques naturels.
Depuis son arrivée à la tête du ministère, une importance particulière est également accordée au renforcement des capacités des cadres et des agents. Des efforts sont déployés afin de leur permettre de mieux maîtriser les nouvelles pratiques, les outils modernes de gestion et les méthodes innovantes en matière d’urbanisme, de foncier et d’aménagement du territoire. Cette démarche vise à améliorer la qualité des services publics et à garantir une administration plus performante, au bénéfice de l’ensemble des citoyens.
Loin de se limiter aux activités de bureau, le ministre privilégie une approche de terrain. Il multiplie les missions, les visites et les rencontres avec les différents acteurs afin de mieux cerner les réalités locales et d’apporter des réponses adaptées aux défis du secteur.
La confiance placée en lui par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, s’inscrit dans la vision de refondation de l’État et de promotion d’un développement durable de la Guinée. Les premières actions engagées témoignent d’une volonté de renforcer la discipline administrative, d’améliorer la gouvernance foncière et de faire respecter les normes en matière d’urbanisme.
Dans ce contexte, les observateurs appellent à la prudence face aux informations diffusées sur les réseaux sociaux et dans certains espaces d’expression. Toute critique est légitime lorsqu’elle repose sur des faits, mais les accusations sans preuves risquent de détourner l’attention des véritables enjeux du développement urbain.
Par ailleurs, les autorités affichent leur détermination à faire appliquer la loi. Toute personne impliquée dans la délivrance de documents administratifs irréguliers ou dans l’autorisation de constructions sur des sites impropres ou non conformes aux règles d’urbanisme devra répondre de ses actes conformément aux textes en vigueur.
À l’heure où la Guinée entend renforcer la gouvernance de son territoire, la priorité demeure la transparence, la vérification des informations et le respect de l’intérêt général, loin des manipulations et des procès d’intention. Les réformes engagées méritent d’être appréciées à l’aune de leurs résultats et non au prisme de rumeurs ou de considérations partisanes.

